C’est un départ!

school-1223878_1920Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours eu la profonde conviction que j’exercerais le métier d’enseignante. À cinq ans, les Barbies et les poupées ne m’intéressaient guère. J’alignais mes nombreux toutous sur mon lit, j’installais mon tableau noir et je leur transmettais candidement le savoir qu’une fillette de cet âge puisse posséder.

Seize années plus tard, je débutais un baccalauréat en enseignement primaire et préscolaire à l’Université Laval. J’avais la tête remplie de projets et d’aspirations et j’espérais rien de moins que de pouvoir changer le monde, donner les outils nécessaires à des jeunes afin qu’ils puissent trouver leur place dans notre société, qu’ils croient en leur potentiel et qu’ils s’engagent dans leur réussite scolaire et personnelle. Mes stages en milieux défavorisés m’ont fait vivre toute une gamme d’émotions et de questionnements. J’ai certainement vécu des moments magiques, mais aussi des moments de profonds découragements et d’appréhensions. Pourrais-je accomplir la lourde tâche qu’on me demande? Vais-je être à la hauteur? Est-ce que j’arriverai à faire cheminer chaque être unique qui se trouve dans ma classe? Vais-je m’en sortir vivante!?!

C’est durant l’année scolaire 2010-2011 que j’ai obtenu un contrat en cinquième année à l’école Marguerite-Bourgeoys située dans le quartier St-Sauveur de Québec. Ce fut littéralement le coup de foudre! Des élèves provenant de diverses réalités culturelles et socio-économiques qui s’unissent pour former une communauté d’apprenants riche et variée.  Les défis y ont été nombreux et je mentirais si j’admettais n’avoir jamais pensé quitter définitivement le métier. Cependant, les réussites quotidiennes et les sourires de mes élèves ont su me faire tenir le coup…

J’ai par la suite travailler dans des écoles du quartier St-Rock et du quartier Limoilou. Ces derniers contrats ont conforté mon désir de travailler en milieu défavorisé, de poursuivre ma carrière en enseignement et de continuer de croire en mes aspirations, mais surtout, de croire en mes élèves.

C’est en août 2016 que j’ai [enfin] obtenu mon poste au troisième cycle en classe multiâge à Marguerite-Bourgeoys. J’ai eu la chance de connaître  deux collègues extraordinaires, mues par la même motivation de faire de l’école, un lieu où il fait bon vivre et où on apprend à se dépasser.

Tout au long de l’année scolaire, notre collaboration nous a permis  d’explorer différentes approches pédagogiques, différents modes de groupement et de vivre des projets enrichissants et motivants.

C’est en souhaitant pousser encore plus loin ce que nous avions déjà mis en place que le Projet FLEX est né. Nous avons ainsi fait le choix [conscient] de former trois classes multiâges, de réaménager complètement nos locaux pour intégrer le flexible seating et de passer au co-enseignement à trois.

Nous avons réalisé une rencontre informelle auprès du Conseil d’Établissement de notre école afin que notre projet soit accepté et nous avons tenu une deuxième rencontre auprès des parents de nos futurs élèves. La réponse fut plus que positive. Il faut croire que nous avons réussi à bien transmettre nos motivations, nos objectifs et notre énergie positive, car même les parents les plus récalcitrants au départ nous ont donné leur feu vert.

Le Projet FLEX débute donc officiellement en cette année scolaire 2017-2018!

Ce blogue se veut une plateforme d’échanges et d’informations sur ce magnifique projet, sur nos réussites, mais aussi nos difficultés. Vous y retrouvez des articles de notre cru et de celui des élèves, car nous croyons importants d’intégrer également leur vision du projet.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions ou commentaires.

C’est parti!:)

Isabelle

 

 

 

 

 

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